LOUISE OLIGNY

Photographe, Vidéaste

Canadienne, née en 1963, je vis en France depuis 1989 où je travaille comme photographe/reporter. J’ai publié dans de nombreux magazines : Le Point, Le Monde 2, VSD, Elle, Libération, l’Express, Géo, Médiapart etc.
Je mène aussi de nombreux projets artistiques où je fais intervenir photographie, vidéo et musique.
Actuellement je suis en résidence  à la Maison des Femmes de Saint-Denis où en collaboration avec la dessinatrice Clémentine du Pontavice, je mêne des ateliers de création photos et dessins , nous collaborons avec Banlieues Bleues dans le cadre de leur actions culturelles.

Curiculum Vitae

EXPOSITIONS SOLOS

Magie, bonheur et extase

Galerie d’art de Créteil
Du 18 novembre au 16 décembre 2017

Quand je serai grand j’aurais été petit
Travail vidéo et photos menés avec les enfants de l’école Camus de Créteil
Médiathèque de l’Abbaye-Nelson Mandela, Créteil, France juin 2017


Notre France
Série vidéo réalisé pour Médiapart
MAC, Créteil, France, du 26 au 29 janvier 2017


Nomade, Carrefour de l’Amour
Vidéo et installation, projet mené avec l’aide de la Drac
Ile-de-France, dispositif culture et lien social
Médiathèque de l’Abbaye-Nelson Mandela, Créteil, France, septembre


Les Bosquets, l’an 10
Vidéo sur les révoltes urbaines de Clichy/Montfermeil. Produit par Médiapart . Diffusé lors de l’ouverture du colloque sur les révoltes urbaines, Science PO, 2016


Mont-Mesly Studio & Notre France
Présentation et conférence au Centre for Oral History and
Digital Storytelling (COHDS)
Université Concordia, Montréal, Canada, 2015


Mont-Mesly Studio
Triptyque vidéo
Médiathèque de l’Abbaye-Nelson Mandela, Créteil, France, mai 2015
Projection en avant-première
Cinéma la Lucarne, Créteil, France 2015


Regard sur la cité du Mont-Mesly
Commande du festival de la photo engagée
Créteil, France


Archie Shepp
Exposition à l’université Américaine
Paris, France


Histoires sans bruit

Galerie Entresol, Paris, France


Les grèves dans le Nord-Pas-de-Calais
Différents lieux dans le département


Histoire sans bruit
Galerie de Suresnes, France


Images et paroles de jeunes d’EDF-GDF
Commande du comité d’entreprise EDF-GDF
Exposition à la Bourse du travail lors des Rencontres d’Arles, France


Angels are Human in fire
Galerie Dazibao de Montréal, boursière du Conseil des arts du Canada

 


EXPOSITIONS Collectives


INéDIT(S)
Centre régional de la photographie Hauts de France, 8 juin au 18 aout 2019


Eyes on main Street
Wilson Caroline du Nord USA, avril 2017et 2018 


La culture urbaine
Cita cultural Francesa con Granada 10e édition à Grenade, Espagne,
novembre 2016


Art & Ville
Maison des Arts de Créteil, France, février 2015 et 2016
Hidden Rooms
Festival International d’Art Vidéo de Venise, Italie, 2015
Territoires oniriques
30 ans de création scénique de Michel Lemieux et de
Victor Pilon
Musée des Beaux-Arts de Montréal, Canada, 2015
Et l’amour comment ça va ?
Bogota, Colombie, 2007
Maison de La Villette, Paris, France, 2006
Le foot dans les cités: Allez les filles
Projection au festival de Photographie d’Arles, France
Médecin des cités
Projection au festival de photoreportage, Perpignan, France
L’oeil du golf
Reportage en Minganie, Québec, Complexe Desjardins, Montréal, Canada
Europe rurales, regard hors des villes
FNAC Paris et province – Mission photographique du Ministère de
l’agriculture, France, 1993
L’oeil de la métropole
Musée d’histoire de Montréal, Canada
L’anorexie
Exposition au Festival de la photographie, Caen, France
La jeune photographie
FNAC étoile, Lauréate du concours de photographie du Club
Méditerranée, Paris, France, 1991


catalogues et publications


Nomade, carrefour de l’amour
édité par Valophis, 2016

Et ils eurent beaucoup d’enfants
Reportage photographique du livre de Marielle Blanchier et de Pascale Kremer
éditions les Arènes, 2014


L’Amour comment ça va ?
Catalogue de l’exposition
Version parue en Colombie

L’oeil du golf
Reportage en Minganie, Québec, Complexe Desjardins, Montréal, Canada


Aération du prolétaire
En collaboration avec l’écrivain Jacques Jouet
Produit par Travail et Culture et le Centre régional de la photographie
avec l’aide de la Drac et du Fonds d’action social du Nord-Pas-de-Calais


Ouvrage de photographies de Fred Vargas, écrivain
Commande du Conseil général de Seine-Saint-Denis


Intrigue et amour
Pièce de Friedrich von Schiller
Commande de la Comédie Française


Europe rurale, regard hors des villes
Avec 11 photographes européens
Catalogue de la mission photographique du Ministère de l’Agriculture


Les Lilas, un an de travail sur Les Lilas et ses
habitants
En collaboration avec Marc Chaumeil et Vincent Leloup
Commande de la ville des Lilas (Seine-Saint-Denis)


Images et paroles de jeunes d EDF-GDF
Commande du comité d’entreprise EDF-GDF

 

revues de presse & principaux reportages
Article sur Nomade, carrefour de l’amour, 20/21 février 2016, Libération
Reportage sur les femmes en Tunisie, Le Point
Couverture sur les musiciens à la Nouvelle-Orléans après Katrina, Le Monde 2
Reportage sur le racisme à Jena en Louisiane / Séries de vidéos, Blog « direct live de Clichy-
Montfermeil», VSD
Chroniques de la vie quotidienne d’un groupe de rap de Clichy diffusées sur le site Internet, VSD
Portfolio sur le travail dans la cité des Bosquets de Montfermeil, Le Monde 2
Couverture sur les femmes voilées, Le Monde 2.
Reportage sur des groupes conservateurs anti-avortement dans le Dakota du Sud, Elle
Médecins dans les cités, L’Express
Reportage sur la ville de Québec « vu de l’intérieur », Géo
Sujet de couverture sur le foot féminin à la cité des Bosquets, Le Monde 2
Reportage au Sri Lanka sur le Tsunami / Moscou, le nouvel eldorado / L’attentat de Madrid (Espagne),
Elle
Fred Vargas, Le Monde 2
L‘éducation des filles au Bangladesh / La Condition féminine en Afghanistan, Elle
L’Avant-guerre en Irak / Le Trafic des femmes en Moldavie, VSD


études
Baccalauréat en communication
Université du Québec à Montréal, 1986
IMEP Paris college of music,premier cycle 2019

 

 

Texte de présentation de mon travail

Au Québec, on a une expression: « branche-toi ! » ça veut dire, décide-toi, mets-toi en tension, en cohérence, comme on branche une lampe dans une prise électrique et d’un coup, de l’accouplement de la lampe, du fil, de la prise et du courant, la lumière apparaît. Une évidence.

Et bien moi je me suis branchée sur deux prises à la fois. Il en résulte une grande tension qui me fait vaciller, mais jamais trébucher, entre l’ici et l’ailleurs, la peine et la joie, le corps et l’esprit, l’individu et le social. Cette tension exalte mes sens, m’ouvre à une appréhension complexe de la vie dans sa diversité, dans sa complexité.

De mon pays natal, le Québec que j’ai quitté depuis de nombreuses années, je garde la lumière et une nostalgie permanente.

J’aime aller à la rencontre de l’intime, du secret, de l’invisible des sentiments.

Je ne suis plus de nulle part. Mais je suis d’un ailleurs grandiose, là où je rencontre l’autre, là où je me rencontre. Et c’est la base de mon travail. Cette nostalgie habite mes images. Tout mon travail porte cette question : que sommes nous quand il n’y a plus de boussole, quand nous avons perdu le Nord, quand nous sommes l’autre, l’étranger, comment réintégrer nos corps, comment ré-habiter nos vies, comment être en amour quand nous sommes nourris de deux pôles à la fois. Mon travail porte sur cette tension, sur ce flottement entre la perte et le gain, entre la peine et l’extase, entre la nostalgie de ce qui a été quitté et le bonheur de ce qui est trouvé.

Perte du pays, des certitudes, du corps, de ce qu’on attend de nous, de notre situation sociale.

Et gain de la liberté, de l’amour, de l’incarnation.

Je pense que l’on peut comprendre tous les aspects de mon travail en appliquant cette analyse :Un axe de mon écriture artistique est le lien que je développe avec les gens dont je provoque la rencontre en partageant ma façon d’être afin de les faire participer, collaborer, les intégrer dans mon travail. Pour cet aspect de mon travail, je combine mes compétences journalistiques avec mes compétences artistiques. Je me ressource dans la relation à l’autre en créant un lien d’empathie.

L’autre axe de mon travail est plus solitaire. Les questions abordés y sont les mêmes mais j’affronte de façon plus crue ce gouffre entre la perte et le gain. Je m’y permets de me perdre dans une grande douleur, de même je vais l’âme ouverte à la rencontre de grands moments de joie. C’est un travail plus cruel, étant seule à faire le voyage, je me permets d’explorer des catacombes intimes ainsi que des jouissances solitaires et poétiques.

Je travaille avec un matériel non plus emprunté à la société mais à mon individualité.

Ces deux axes de mon travail convergent vers une même démarche, de ma façon à rendre au monde de mon avalement du monde pour restituer de mon mieux ce mystère de ce qui nous fait humain de ce qui nous fait chair, les uns par rapport aux autres et par rapport à nous-mêmes, par rapport nos amours, à nos histoires, à nos corps, à nos esprits, à nos défaites et finalement par rapport à nos abandons qui mènent à notre liberté de s’inscrire corps et âme dans l’humanité et la lumière.